Bilan lectures de janvier 2017

Pour beaucoup de raisons j’ai eu du mal à me concentrer sur mes lectures ce mois-ci. C’est peut-être pour cela que je n’ai pas vraiment de coup de cœur côté roman pour ce premier bilan mensuel 2017. Mais il y a eu une belle surprise tout de même du côté des blogueurs/auteurs 😉

J’attaque avec le numéro 84 de Bifrost. Un superbe dossier sur Robert Howard qui m’a donné envie de me plonger dans ses récits et surtout dans Conan. Des nouvelles pas forcément inoubliables. Je n’ai par exemple pas du tout accroché avec l’univers mêlant Empire Romain et Space Opéra de Romain Lucazeau. Christian Léourier signe quant à lui un récit agréable au sujet d’hôtes gigantesques abritant des tribus humaines. Original et sympathique ! (Mais qu’est-ce que j’attends pour lire Lanmeur ?!) Et enfin la nouvelle attendue, Les eaux en furie, de Robert Howard. On peut se demander ce que fait une telle nouvelle dans un numéro de Bifrost, revue dédié à l’imaginaire, mais on comprend rapidement qu’il est compliqué voire impossible de trouver des récits inédits de l’auteur aujourd’hui. Alors on s’en contente et on prend plaisir à lire ce texte, ancré dans une réalité brute, violente, des États-Unis des années 30.

Ensuite je me suis penché sur La tour de babylone, de Ted Chiang, intrigué par la sortie du film Premier contact. Si la première nouvelle, éponyme, ne m’a pas forcément emballé, j’ai plutôt apprécié la seconde. L’auteur aborde le thème de l’intelligence, du développement intellectuel rapide. Un thème déjà vu chez Keyes ou dans le film Limitless. Là le récit prend une autre tournure, quasi paranoïaque. Avec une fin inattendue. J’ai ensuite été peu convaincu par Division par Zéro. Le parallèle entre mathématique et équation de la vie pourrait prêter à sourire, mais ça ne m’a pas plus parlé que ça. Vient enfin la nouvelle que j’attendais, celle qui m’a fait acheté ce recueil : L’histoire de ta vie. Une construction sympathique mais je crois que j’en attendais, espérais, plus. Le buzz autour du film a surement joué contre moi.
Finalement, au fil de ses première lectures, je me suis ennuyé. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi. Peut-être simplement parce que je n’avais pas la tête à ce genre de texte. Pourtant Chiang a une très belle plume, c’est indéniable. Et j’avoue que je n’ai pas terminé la lecture de ce recueil. J’y reviendrais peut-être. À un autre moment.

Forcément, Star Wars n’était pas bien loin en ce début d’année. J’ai donc commencé la série jeunesse Star Wars Force Rebelle d’Alex Wheeler. Une série pas forcément récente mais encore inédite en France. Dans La cible, le premier tome, suite à la destruction d’Alderaan, la rébellion a perdu une quantité non négligeable de crédits. Avec toute la « troupe », Luke doit se rendre sur Muunilinst, la planète bancaire, afin de récupérer l’argent mis de côté, nécessaire à la cause. L’équipe se retrouve pris dans un piège, Luke doit courir une course de pod s’ils veulent récupérer la clé bancaire. Les clins d’œil sont bien vus. L’ambiance est très proche de la trilogie classique et les personnages aux tempéraments identiques à l’épisode 4. Un premier roman fort sympathique. Pas forcément des plus inoubliables à cause de son statut de premier tome d’une série, mais qui augure de belles choses pour la suite. L’intrigue pourtant simple (un tueur à gages qui doit tuer celui qui a détruit l’étoile noire) nous tient en haleine.
Le second tome, Otage, se concentre quant à lui sur Léia et sur ses origines alderaaniennes. Les « survivants » de la destruction de la planète se sont rassemblés sur Delaya, planète amie. Mais ceux qui sont issus des classes basses sont traités comme des moins que rien. Ils décident alors d’alerter la princesse. Elle seule pourra faire quelque chose. On y découvre Fess, alias Ferus, un vieil ami d’Obi-wan. On comprend vite qu’à l’instar de son compère il devait se charger de veiller sur un des jumeaux d’Anakin Skywalker : Léia. Moins engageant que le premier tome, il reste cependant intéressant quand il aborde le thème des réfugiés. Une série qui a été un succès aux US et on peut comprendre pourquoi.

Et puis, viens LA surprise. J’ai eu le plaisir de lire Le diable en moi de Xapur qui passe du statut de blogueur à celui d’auteur. Et je dois dire qu’il est sur une bien belle lancée avec ce texte de fantasy. Beaucoup d’humour, une volonté de créer un personnage fort auquel on s’attache malgré son statut de démon. J’ai passé un bon moment. Le soucis c’est que la publication en chapitre est très (trop ?) frustrante, et on attend avec beaucoup d’impatience les suivants 🙂
Du coup, j’en ai profité pour lire son premier texte La fuite de l’elfe Sombre que j’ai vraiment beaucoup aimé. L’histoire de cette Elfe renégate qui s’oppose à son père pour sauver une elfe claire est rondement menée. Un joli texte sur la différence… mais pas que. Très plaisant !
Les deux textes sont a retrouver, gratuitement, sur Wattpad.

Enfin, après avoir vu la pièce 2666 de Julien Gosselin (11h !!!), j’ai eu envie de lire quelque chose autour des disparues du Mexique. Je me suis rappelé que j’avais un roman de Maud Tabachnik centré sur cette histoire : J’ai regardé le diable en face. Encore une fois, même si le roman est plein de promesses, je me suis un peu ennuyé. Le background est des plus intéressants. Surtout lorsqu’on sait que la plupart des faits racontés dans ce récit sont véridiques. Tabachnik s’est vraiment documentée et n’a pas hésité à piocher dans les faits divers atroces pour étayer son intrigue. On y retrouve Sandra Khan, son personnage récurrent, journaliste, envoyée à Ciudad Juarez pour enquêter sur les disparitions de femmes et la réapparition de corps tous plus mutilés les uns que les autres. On y voit une mafia dure, violente qui utilise les femmes comme de la chair à baise. Une justice corrompue qui essaie tant bien que mal d’en sortir. Et des journalistes qui ont peur, chaque jour, de disparaitre à leur tour. Peut-être n’avais-je pas la tête à ça, mais j’ai l’impression d’être passé à côté de quelque chose, et j’ai eu beaucoup de mal à aller jusqu’au bout.

Voilà pour le premier bilan de cette nouvelle année.
À suivre le mois prochain 😉

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