Bilan lectures #2, Février 2017

Le second tome de The Expanse m’ayant pris une grosse partie de mon temps lecture ce mois-ci, le bilan lecture va sembler court, mais c’est sans compter sur le billet dédié à La Guerre de Caliban.

Sombre apprenti de Christie Golden : J’ai été très heureux de retrouver la période Guerre des clones en roman, et surtout deux personnages comme ceux là !  Deux personnages finalement pas si sombre que j’aurais pu le penser. Ce qui m’a d’ailleurs un peu déçu au départ. Surement bien plus fort que des épisodes de clone wars qui n’auraient pas approfondis autant la psychologue des personnages, Sombre apprenti est en fait la novelisation d’un arc narratif de la série jeunesse qui n’aura jamais vu le jour. On traine dans les bas fonds, au niveau 1313, avec les chasseurs de primes, connus pour la plupart. On côtoie le côté obscur. On se laisse immerger assez rapidement.
Cependant une chose me troublait tout au long de la lecture en ayant beaucoup de mal à la nommer. Puis vers le milieu du roman j’ai compris. Sombre apprenti est constamment en train de jongler entre la légèreté des épisodes Clone wars et la noirceur des romans pour un public plus âgé. En résulte quelque chose de bizarre dans le ton, peu cohérent par moment.
Malgré tout on a envie de savoir ce qu’il va se passer, si Quinlan et Ventress arriveront au bout de leur mission et on ne lâche pas le roman. Du star wars comme je les aime.

La brulure de Delilah S. Dawson : Une nouvelle parue dans le numéro de la revue Star Wars Insider France, qui prend place dans la même time line que Bloodline (prévu en juin chez nous). Greer est une pilote de A Wing qui en veut, c’est le moins qu’on puisse dire. Lors d’une course, qui pourrait ressembler à la course de pod de la Bounta Eve, elle doit montrer de quoi elle est capable et arriver la première quitte à faire confiance à un inconnu, très très bon pilote également. A l’arrivée, une place pour les 5 sabres ! La Brulure est un texte sympa, uniquement centré sur l’action et sans grands enjeux pour la continuité, mais il se lit bien et vite. Un texte agréable donc et joliment illustré.

La tour de l’éléphant de Robert E. Howard : Premier récit de Conan que je lis suite à la découverte de Robert E Howard dans Bifrost. Conan veut dérober un bijoux inestimable gardé précieusement dans la tour de l’éléphant. Une tour imprenable ou les pièges sont nombreux. Malgré tout il décide de s’y rendre. Il tombe alors sur Taurus, voleur lui aussi, qui vise le même butin. Un duo un peu hors norme, un Conan qui semble un peu inexpérimenté face à un Taurus bien plus à l’aise. Des lions, des gardes, un monstre (pour ne pas trop en dévoiler), de la magie noire … tout ce que mon inconscient reliait à cet univers. Mon seul lien étant le film de 1982, vu lorsque j’étais tout gamin et qui m’avait marqué. Ce fut un vrai bon moment de lecture. Le style d’Howard est fluide, élaboré mais pas ampoulé, avec de très belles descriptions de la tour et de ses richesses notamment.

Brifrost 85 : J’avais vraiment hâte de lire ce numéro. Thierry Di Rollo est un de ces rares auteurs qui m’ont bousculé, m’ont remué les tripes. Pourtant ce n’était pas gagné car je n’avais pas du tout accroché avec le premier texte lu (déjà dans Bifrost). Il aura fallut la sortie de Drift et ses différents univers pour me donner l’envie d’en lire plus.
Pour ce numéro de Bifrost je ne m’attarderai pas sur la partie « critiques », toujours un peu cinglante et pas forcément agréable à lire. Heureusement tout l’intérêt du présent opus réside dans son dossier. Un dossier très riche qui aide à comprendre la noirceur du travail de Di Rollo. Des échanges passionnants et savoureux entre Olivier Girard et L’auteur. J’ai été très touché par l’histoire de Thierry Di Rollo et par le lien qui semble unir ces deux énergumènes. C’est la première fois après une lecture de Bifrost que je découvre à ce point la sincérité, l’implication personnelle, d’un auteur dans son travail. Dans le sens où ce qu’il apporte là, au fil des échanges, est proche (en terme de sentiments) de ce qu’on peut ressentir dans ses romans. J’y ai trouvé beaucoup de mélancolie et de dureté. Pessimisme ou lucidité, une vision acerbe de la condition humaine.
Il ne me reste plus qu’à me plonger dans la tragédie humaine ! J’ai déjà Meddik. A voir si j’attaque avec celui-ci ou bien si je prend le tout par le début, c’est à dire avec Number Nine.
Question nouvelles, ce numéro nous en sert 4. Une première d’Elisabeth Bear intitulée ligne de Marée qui présente la rencontre entre un jeune survivant et un robot militaire. Vient ensuite En dépit des apparences, la nouvelle d’Eric Brown, apparemment auteur peu connu dans l’hexagone. Un petit Space Op Pulp mêlant religion et IA. Le texte de Ken Liu, Le fardeau prend la troisième place, avec une histoire d’archéologie (je n’ai pas franchement accroché sur celui-ci). Et enfin, Proscenium, la nouvelle de Thierry Di Rollo. Un Space Opéra étrange centré sur un homme mi-mort mi-vivant. Un très beau petit récit, mélancolique et qui termine finalement sur une note assez poétique.
Sans oublier la très belle illustration de couverture signée Manchu !

Enregistrer

Enregistrer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *